Il y a quelque temps, j’ai vu le Live Action de Death Note.
À la base, Death Note est un manga. Il raconte l’histoire de Light, un jeune homme qui trouve un cahier qui lui donne le pouvoir de tuer qui il veut, à la condition de connaître son visage et de savoir son nom.
Light, avec son nouveau pouvoir, décide de faire le « ménage » dans le monde afin que la criminalité baisse et que l’ordre règne. L, un détective dont personne ne connaît le vrai nom et qui n’a jamais été vu décide d’enquêter sur les morts inexpliquées. Dans cette histoire, deux visions totalement incompatibles s’affrontent.
La version Live Action, je l’ai écoutée avec beaucoup d’appréhension et j’avoue que j’ai été agréablement surpris. On est loin d’être fidèle à l’œuvre originale en ce qui concerne le déroulement de l’histoire, mais l’esprit du manga est respecté à 100%. Les acteurs sont tous très bons dans leur rôle. Les effets spéciaux, même s’ils sont faits par ordinateur, sont meilleurs de ce que l’on trouve habituellement dans un Live Action.
J’ai donc beaucoup aimé les deux films de Death Note, même s’ils feraient grincer des dents tout puriste de la série…
Le monde selon un otaku parmi tant d'autres...
Otaku. Quelqu'un qui n'a pas sa place dans une société hyper uniformisée. Une personne marginale. Un fan maladif. Otaku. Quelqu'un de coloré dans un monde en noir et blanc. Une personne originale et fière de l'être. Un passionné.
lundi 7 mai 2012
dimanche 6 mai 2012
Paradise Kiss Live Action
L'autre jour, j'ai écouté le Live Action de Paradise Kiss avec ma copine. Il s'agit d'un film d'environ une heure trente minutes.
À la base, Paradise Kiss est un manga qui raconte l'histoire de Yukari, une jeune femme qui découvre le milieu de la mode alors que jusqu'à maintenant, elle ne s'intéressait qu'à ses études même si elle ne savait pas trop ce qu'elle allait devenir dans la vie.
J'avais beaucoup aimé le dessin animé, qui compte douze épisodes. J'avoue que lorsque j'ai vu le film, je suis resté un peu perplexe. J'ai bien aimé le film. C'est juste qu'ils ont tenté d'ajouter une dimension morale qui n'existait pas dans l’œuvre originale. Ils ont tenté de mettre de l'avant l'importance de travailler fort pour devenir quelqu'un alors que l'essentiel du manga tournait sur la découverte de soi. En tous cas selon moi!
Le jeu d'acteurs était très bien, sauf peut-être un peu pour Georges, un personnage marginal difficile à jouer. Quoi que je n'aime pas Georges dans le dessin animé. Il est antipathique et insensible sur les bords. L'acteur a réussi de faire en sorte que je ne l'aime pas non plus, et peut-être encore moins. Surtout lorsqu'il fait la morale à Yukari en la traitant presque de traînée...
En tous cas, le film est bien, mais la série, définitivement, vaut encore plus la peine, pour ceux qui aiment les josei.
À la base, Paradise Kiss est un manga qui raconte l'histoire de Yukari, une jeune femme qui découvre le milieu de la mode alors que jusqu'à maintenant, elle ne s'intéressait qu'à ses études même si elle ne savait pas trop ce qu'elle allait devenir dans la vie.
J'avais beaucoup aimé le dessin animé, qui compte douze épisodes. J'avoue que lorsque j'ai vu le film, je suis resté un peu perplexe. J'ai bien aimé le film. C'est juste qu'ils ont tenté d'ajouter une dimension morale qui n'existait pas dans l’œuvre originale. Ils ont tenté de mettre de l'avant l'importance de travailler fort pour devenir quelqu'un alors que l'essentiel du manga tournait sur la découverte de soi. En tous cas selon moi!
Le jeu d'acteurs était très bien, sauf peut-être un peu pour Georges, un personnage marginal difficile à jouer. Quoi que je n'aime pas Georges dans le dessin animé. Il est antipathique et insensible sur les bords. L'acteur a réussi de faire en sorte que je ne l'aime pas non plus, et peut-être encore moins. Surtout lorsqu'il fait la morale à Yukari en la traitant presque de traînée...
En tous cas, le film est bien, mais la série, définitivement, vaut encore plus la peine, pour ceux qui aiment les josei.
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Live action
dimanche 22 avril 2012
実家
私たちは土曜日はたいてい出かけます。
しかし今日は雨が多く降りました。
実家に行きました。
楽しかったです。
Habituellement, le samedi, nous sortons dehors. Cependant, aujourd'hui, il a beaucoup plu. Nous sommes allés chez mes parents. C'était amusant.
dimanche 15 avril 2012
L'informatique à un très jeune âge
Voici un article intéressant sur l'utilisation de l'informatique dès un très jeune âge et son effet sur le cerveau humain :
http://www.synchro-blogue.com/synchro/2012/04/des-cerveaux-nouvelle-generation.html
En ce qui me concerne, j'ai commencé à utiliser un ordinateur très tard, à l'âge de dix-sept ans. J'avais choisi d'étudier en informatique et en théorie, je devais être en retard sur tout le monde. Pourtant, j'ai fini troisième dans ce domaine au CÉGEP et je considère que je suis beaucoup plus doué que mes neveux et nièces qui utilisent des ordinateurs depuis leur très jeune âge.
En tous cas, cet article fait réfléchir...
http://www.synchro-blogue.com/synchro/2012/04/des-cerveaux-nouvelle-generation.html
En ce qui me concerne, j'ai commencé à utiliser un ordinateur très tard, à l'âge de dix-sept ans. J'avais choisi d'étudier en informatique et en théorie, je devais être en retard sur tout le monde. Pourtant, j'ai fini troisième dans ce domaine au CÉGEP et je considère que je suis beaucoup plus doué que mes neveux et nièces qui utilisent des ordinateurs depuis leur très jeune âge.
En tous cas, cet article fait réfléchir...
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Informatique
猫だよ
彼女はガルークです。私の猫です。
写真は万華鏡です。
私の日本語のレベルは低いです。
でも、勉強しています。
Elle, c'est Garouk. C'est mon chat.
La photo, c'est un kaleidoscope.
Mon niveau de japonais est bas.
Mais j'étudie [fort].
mardi 10 avril 2012
mo ichido onegai shimasu
Depuis le début de mon adolescence, je joue à des RPG. J’en ai connu des bons et des moins bons. Du temps à jouer à ces jeux, j’en ai passé!
Ce qu’il y a de particulier avec les RPG, c’est qu’il faut la plupart du temps faire du « level grinding » avec les personnages. On se promène et on bute des monstres pour devenir plus puissant. Après plusieurs heures de jeu, on ramasse de l’argent pour acheter des armes à ses personnages, on leur apprend des sorts et on les fait devenir plus forts physiquement.
Certains jeux ne nécessitent pas qu’on fasse une trop grande quantité de « level grinding ». C’est le cas entre autres des jeux de la série « Tales of » et également de quelques jeux faciles tels « Final Fantasy 9 ». La plupart du temps, affronter les quelques montres sur le chemin suffit à devenir plus fort, à quelques rares exceptions où il faut s’entraîner tout au plus une heure.
D’autres jeux nécessitent qu’on y travaille beaucoup, comme par exemple la série « Dragon Quest » ou bien de la série « Wild Arms ». La difficulté est assez élevée pour qu’il puisse être nécessaire de passer plusieurs heures à battre des montres afin de pouvoir être suffisamment fort pour passer le jeu. Au début, c’est bien, mais à la longue, ça devient répétitif.
Mais jusqu’à maintenant, une fois qu’on avait atteint un certain niveau, on n’avait pas à repasser par le chemin pénible de recommencer à zéro. Or, dans certains jeux, il y a une nouvelle mode que je n’aime vraiment pas : celle de la « réincarnation » des personnages. Cette mode force à tout recommencer!
Prenons par exemple Dragon Quest 9. On crée quatre personnages qui sont dans une classe en particulier : guerriers, magiciens, prêtres ou autres. Une fois qu’on est assez avancé dans l’histoire et qu’on a passé la majeure partie du temps à faire des combats monotones et répétitifs, on apprend qu’on peut changer de classe. Pire encore : qu’il faut changer de classe. Or, en changeant de classe, on tombe de nouveau au niveau 1, avec de marginaux avantages. Or, c’est la somme de tous les marginaux avantages de chaque classe qui sont nécessaires pour que l’on soit suffisamment puissant pour passer le jeu. Comme si ce n’était pas assez pénible de battre plein de monstres pour atteindre un niveau élevé, il faut le faire et recommencer une dizaine de fois pour chacun des personnages!
Dans Class of Heroes et Wizardry version PS3, ce n’est qu’à peine mieux, L’essentiel du jeu consiste à battre des monstres pour devenir plus forts et à explorer des donjons dont chaque étage a exactement la même taille que l’étage précédente. Également, il y a quelques quêtes, qui n’ajoutent rien de vraiment intéressant au jeu. À un certain point, les montres sont trop difficiles et la nécessité de changer de classe devient pressante. En changeant de classe, on retombe au premier niveau avec plusieurs avantages, mais il faut en quelque sorte faire de nouveau le jeu afin d’atteindre de le niveau qu’on avait. Ce n’est pas très pratique.
Ces jeux, à mon avis, manquent cruellement d’imagination. On rallonge la durée artificiellement juste parce qu’on n’a pas d’idées et qu’on ne souhaite pas développer quelque chose de trop demandant. C’est en quelque sorte le Dollorama du jeu vidéo. On pourrait faire mieux, mais on ne se force pas car le but est clairement d’ajouter des heures au jeu et non de rendre l’expérience agréable.
Pourtant, des bons systèmes de classes, il en existe. Par exemple dans « Final Fantasy Tactics », chaque personnage a deux niveaux : son niveau global et son niveau de classe. Si on est au niveau 42 et qu’on change de classe, on reste au niveau 42! Cependant, le niveau de la classe, lui, retombe à zéro. C’est logique : le personnage est devenu plus fort et en changeant de classe, il ne devient pas tout à coup un faiblard. Cependant, il n’est pas encore compétent dans sa nouvelle vocation. S’il était habitué de se battre à l’épée, la magie sera plus difficile pour lui.
De plus, en changeant de classe, il est possible de garder certaines compétences des anciennes classes, afin de pouvoir s’en servir encore dans la nouvelle classe. Bien entendu, il n’est pas possible d’avoir toutes les compétences, mais c’est un excellent compromis entre recommencer à zéro et avoir des personnages qui ont toutes les compétences et qui se ressemblent tous!
Bon, il y a aussi d’autres jeux où la quasi-totalité est du « level grinding ». On peut penser aux nombreux jeux en ligne tels que « World of Warcraft » et « Ever Quest ». Mais ces jeux là, je les fuis comme la peste…
Ceci dit, je pourrais continuer longtemps à parler de ce sujet, mais pourquoi rallonger inutilement ce message?
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Jeux vidéo
mercredi 4 avril 2012
The Cursed Project, part 4
L’application VB6 avait été change en application VB6 déguisée en DOTNET.
Les ordinateurs des développeurs avaient été changés pour des machines virtuelles.
Tout avait été changé? Non, pas tout. Ce qu’il manquait, c’était de changer l’équipe. Et ce fut fait!
Au milieu de l’hiver, un changement de la firme de consultation allait être fait. L’appel d’offre avait été remporté par des concurrents. Le résultat : il fallait que tous les consultants travaillant sur notre application partent et laissent la place aux nouveaux. Dans toute notre organisation, c’était comme ça. Notre petite équipe n’allait pas faire exception.
Le projet n’était pas encore terminé. Le code n’était pas encore fonctionnel. Mais peu importe, ils devaient partir et d’autres devaient prendre le flambeau! En haut, chez les dirigeants, on dit qu’une unité de travail vaut une unité de travail. Si les chiffres balancent, ça va bien.
Dans la réalité, c’est différent. Former une personne pendant un mois pour qu’elle travaille trois mois, ce n’est pas profitable à qui que ce soit. De plus, du code développé par une autre personne qui ne fonctionne pas correctement, c’est affreusement difficile à changer. Déjà que le code ne respectait pas nos standards et la sécurité car il fallait d’abord et avant tout développer en vitesse. Il fallait en plus que d’autres personnes mettent leur nez dans ce code.
Les chiffres et les statistiques sur le nombre d’employés c’est une chose. Mais il faut aussi tenir compte de l’expertise des employés et de la qualité du service. Ça, ce n’est pas chiffré, donc ça n’existe pas! Mais encore! D’autres problèmes étaient en vue.
Dans notre équipe, une étudiante devra partir car elle est enceinte. Une consultante s’est cassée les épaules cet hiver et n’a pas pu terminer sa partie. Un consultant supposé travailler pour nous ne s'est jamais pointé, il a fallu en trouver un autre... Un autre consultant travaillant sur notre projet a démissionné de la firme. Le contrat de l’architecte, celui qui a pensé toutes les modifications, a pris fin. Maintenant, nous fonctionnons en équipe réduite.
Et peu à peu, les modifications effectuées retombent sur les employés internes, qui eux, devront rester jusqu’à la fin...
Chez le client, de nouveaux besoins de dernière minute sont apparus, comme c’est l’habitude dans les projets. Mais il ne faut pas leur en vouloir. De notre côté, les documents décrivant les modifications à apporter ont été livrés au client en même temps que l’on développait. Avant même que tout soit approuvé, on commençait la galère. Et les délais étaient serrés. Nous sommes encore supposés avoir livré.
Course à relai. Course contre la montre.
Pour couronner le tout, il faut installer des correctifs Windows afin que notre application version DOTNET puisse être livrée. Nous nous y sommes pris à l’avance, pour se rendre contre que contrairement à dans les environnements d’essais, dans l’environnement de production, ouvert au grand public, plus rien ne fonctionne quand on installe ces correctifs Windows. Preuve que le COM+, ça vaut ce que ça vaut. Et on va continuer de l’utiliser. Entre temps, il y a eu deux jours de coupure se service pour la population québécoise. Beaucoup d’employés chez le clients ont eu les cheveux qui sont devenus blancs ces jours là!
Bien entendu, tout allait bien et on ne pouvait rien dire au client. Tout va selon le plan. Ce n’est pas diplomatique de l’informer des problèmes que l’on rencontre. De toute façon, depuis le début, la marche arrière n’est pas envisageable. Mais bon, il y a encore de l’espoir. On peut encore réussir. Seulement, je juge qu’on a mal informé le client des problématiques rencontrées. Et je ne peux rien y changer. Les décisions, ça se prend en haut de moi.
Le projet n’est pas encore terminé. On verra un jour où il ira.
Plusieurs personnes pourraient récupérer ce message à des fins politiques. « Les maudits syndicats de la fonction publique! » Mais en quoi ils sont liés de près ou de loin à ce problème? « Les maudits consultants! » En quoi ils sont responsables de ce qui se passe? « Maudits fonctionnaires incompétents! » Pourtant, on avait averti et on avait raison.
Le vrai problème n’est pas propre à la fonction publique. Il est général. Il s’agit du pouvoir. À chaque fois que quelqu’un décide, il devrait savoir de quoi il parle. Il devrait être bien informé. Il devrait être en mesure de prendre de bonnes décisions.
D’ailleurs, à quoi ça sert d’écrire ici? Je ne changerai rien. Je souhaitais seulement vider mon cœur. Ces derniers mois, j’ai eu beaucoup de doutes. J’ai maudit le projet. J’ai souhaité changer d’endroit. J’ai voulu abandonner l'informatique. Mais bon, on n’abandonne pas aux premières difficultés. Ni aux vingtièmes. Ni aux centièmes!
Et puis, ce n’est pas la fin du monde. Je n’ai pas tout sur les épaules. Les décisions prises par d’autres personnes n’ont rien à voir avec l’effort que je mets – et que mes collègues, qu’ils soient internes ou externes, mettent – au travail.
Un jour, peut-être, je regarderai cela car ce sera loin en arrière. En attendant, ça continue encore…
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Informatique
samedi 24 mars 2012
The Cursed Project, part 3
L’hiver était le point de se pointer le nez. Nous étions quelques semaines après la livraison qui n’avait jamais eu lieue. Rien n’avait réellement avancé dans le projet.
Cependant, nous avions réussi à installer les applications sur nos postes de travail et sur les serveurs. Ce ne fut pas sans peine, mais nous étions arrivés à quelque chose enfin! Le projet allait enfin démarrer! Entre temps, des consultants d’une firme furent engagés pour programmer à nos côtés. Leurs postes, qui furent installés de peine et de misère, étaient enfin prêts à être utilisés.
Mais c’est à cet instant que l’harmonisation nous tomba dessus. Nos hauts dirigeants avaient décidé qu’il fallait changer les postes de toutes les personnes de notre ministère afin qu’il soit à jour, conforme aux autres et surtout, sur le fameux nouveau réseau commun! C’était un très beau projet en théorie. Mais dans la pratique, il ne fut pas implanté sans heurts!
Pour travailler en VB dans du COM+ et dans du GAC, il faut absolument être administrateur de notre poste de travail. Cela signifie qu’il ne faut avoir presqu’aucune restriction de droits d’écriture dans le registre de Windows. Or, tous les ordinateurs harmonisés laissaient peu de droits aux utilisateurs, afin que chacun soit conforme et n’installe aucune application bidon. C’était une question de sécurité.
Or, pour répondre à nos besoins, ils nous ont créé des machines virtuelles. Il s’agit de machines distantes auxquelles on devait se connecter à partir de nos postes physiques. C’est ici que le premier enfer a commencé.
Afin de faciliter l’installation de postes, on nous demanda d’installer un poste de travail avec toutes nos applications maison. Cela incluait notre application développée en DOTNET et toutes nos autres applications développées en VB6. Par la suite, une fois le tout installé, une copie du poste de travail allait être prise et déployée autant de fois qu’il y a de personne dans l’équipe de développement. Cela allait éviter que chaque personne ait à installer et configurer sa machine virtuelle au complet.
Étant donné que j’étais là depuis quatre ans, je savais que de telles manipulations allaient causer de sérieux problèmes et je mis tout le monde en garde des problèmes potentiels. Mais personne n’écouta. Tout le monde fit à sa tête.
Une fois l’harmonisation commencée, les gens se rendirent compte que leur application ne fonctionnait pas. Quand ils la désinstallaient et la réinstallaient, ça ne fonctionnait plus du tout. C’est normal, car en COM+, sur des postes de travail clonés, quand une personne installe une application, il faut que ce soit elle qui la désinstalle. Si c’est une autre personne qui le fait, ça crée de la corruption et c’est carrément possible, dans certains cas, de revenir en arrière.
Et c’est effectivement ce qui se passa pendant plusieurs semaines, jusqu’à ce que la lumière revienne au bout du tunnel et que l’effort acharné de mes collègues donne des résultats. Ce fut plusieurs semaines de perdues.
De plus, pendant plusieurs semaines, nous nous rendirent compte que les postes virtuels n’avaient pas tous les outils nécessaires pour que nous puissions travailler. Dans certains cas, les personnes n’avaient pas les droits requis pour ouvrir une base de données ou compiler le code de nos applications. Il fallu faire des demandes à l’entité externe qui gère nos postes de travail. Et parfois, les files d’attentes pouvaient prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
Dans le cadre de notre projet urgent, on ne pouvait pas se permettre cette attente! Et parlant de temps… le premier mois fut infernal. Les machines virtuelles étaient affreusement lentes et on avait le temps de traverser l’autre côté prendre un petit déjeuner le temps que l’on ouvre nos outils de travail ou que l’on envoie des courriels. Ça, c’est quand ça ne plantait pas bêtement sans raisons.
Dans mon cas, un beau jour, par accident, quelqu’un poussa une mise à jour sur tous les postes de travail de tout le personnel harmonisé du ministère. Les machines redémarrèrent toutes sans avertissement. La mienne, qui était en train d’exécuter des scripts importants, ne devait pas être éteinte. Le script important prenait deux heures à rouler. Il ne pouvait être annulé. Il roulait depuis une heure quarante cinq minutes lorsqu'un redémarrage ne pouvant être annulé se préparait. Le compte à rebours était de diz minutes. Il m'en manquait cinq. J'observais le tout, impuissant!
Ma machine elle fut bousillée à un tel point qu’elle n’était plus du tout utilisable. Et avant qu'on me monte une autre machine, c'était long! Il fallu que je prenne mon mal en patience et que je recommence à zéro une partie de mon travail, tout en m’assurant que tous les jours, les demandes des clients soient répondues. De plus, il fallait que le projet continue à avancer.
Un programmeur sans ordinateur. Un chauffeur sans automobile. Un cuisinier sans nourriture. Mission Impossible.
Et nous n’étions pas au bout de nos peines…
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lundi 19 mars 2012
The Cursed Project, part 2
Bientôt l’automne.
Nous allions recevoir notre joli cadeau - la nouvelle application convertie - et en moins de deux mois, nous allions pouvoir faire quelques modifications et livrer le tout pour novembre. C’était ce qui était prévu officiellement.
Notre application, en VB6, utilisait une technologie de plus en plus instable, le COM+. Le VB6 est un langage qui n’est plus supporté par Microsoft. Il était temps de changer!
Convertie, notre application allait nous forcer à utiliser le GAC, une technologie qui va de pair avec le DOTNET. Mais en plus d’utiliser le GAC, nous allions encore utiliser le COM+. Le code derrière la conversion DOTNET allait encore être du VB6. Bref, nous allions avoir les inconvénients des deux langages et il fallait vivre avec.
Puis en plus, suite à la conversion, l’ajout de la sécurité sur nos composants allait devenir problématique, car Microsoft ne s’attendait sûrement par à ce que des développeurs en DOTNET utilisent du code hybride entre le DOTNET et le VB6. Personne, même un amateur, ne pense à faire cela. Sauf nos patrons.
L’entente avec la firme était qu’ils convertissent notre application en DOTNET et qu’ils la fassent fonctionner sur des portables sur lesquels la vieille application VB6 était installée. La firme a effectivement réussi son mandat. Cependant…
L’application allait être installée sur des serveurs utilisés par plusieurs personnes, pas des postes de travail utilisées par une seule personne. L'application avait besoin de sécurité, car elle était utilisée sur Internet ; la sécurité était absente du produit livré sur les portables. Nous avions Visual Studio 2010 et l'application fonctionnait avec Visual Studio 2008. Lorsque nous exécutions les scripts de compilation et d'installation dans nos environnements, ça plantait. Etc.
Deux mois. C’est le temps que ça nous a pris pour faire fonctionner l’application et de tenter de mettre de la sécurité sur chacun des composants sans qu’il y ait des erreurs d’exécution. Et encore aujourd'hui, on a de la misère!
Ensuite, quand commença le développement, on se rendit compte qu’on était prisonniers du code VB6. Même si on avait des outils DOTNET, on ne pouvait pas utiliser tous les atouts de ce langage. On développait du vieux code avec des nouveaux outils. Toute la hausse de productivité promise par l’utilisation du DOTNET avait fondue et même, il était encore plus pénible de développer de la nouvelle façon, car il fallait supporter deux technologies à la fois. De plus, il faut faire doublement attention, car si on compile le programme sans avoir pris le soin de tout désinstaller dans le COM+ et dans le GAC préalablement, on peut créer de la corruption de régistre sur nos postes. Et ça, c'est pas évident à corriger!
Et quand on y pense, c’est cher payé les nouveaux outils de développement! On ne code pas de DOTNET avec. On code du VB6. Des dizaines milliers de dollars pour des éditeurs textes et des compilateurs de codes, c’est dispendieux. Ça, c'est sans compter que maintenant, il faut redémarrer les postes de travail quand on modifie certains éléments car le produit ne tient pas toujours compte des modifications. On peut chercher pendant des heures pourquoi notre code plante pour se rendre compte que notre code est parfait et qu'il y a seulement eu un plantage silencieux des produits utilisés. Et redémarrer plusieurs fois par jour, ça n'aide pas à être efficace!
Mais à quoi fallait-il s’attendre? C’est comme si on demandait à des personnes de scier une forêt, mais d’utiliser comme outil leurs propres dents. Et bien sûr, afin s'ajouter un peu de danger, on ajoute des mines et on leur bande les yeux!
Pendant l’automne et la saison suivante, deux coups imprévus allaient compliquer encore plus le projet…
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jeudi 15 mars 2012
The Cursed Project, part 1
Voici l’épopée héroïque d’un projet dans la fonction publique québécoise.
Tout a commencé un beau jour d’été.
Nous avions pensé, depuis des mois, de moderniser notre application en changeant le VB6 – un langage archaïque datant de nos belles années de développement amateur – pour un langage un peu plus moderne, le DOTNET.
Nos patrons nous avaient payé des formations onéreuses et nous étions prêts à programmer dans le nouveau langage. Le développement, avec les outils modernes, allait être facile et rapide. Les performances de notre application, utilisée par tous les citoyens de la province, allait décupler. Le système allait être repensé pour mieux répondre aux besoins de tout le monde et être facile d’utilisation. Le code allait enfin être propre et facile à entretenir, sécuritaire et sans corruption.
Mais ce fameux jour d’été, on nous apprit que le code du langage VB6 allait être converti automatiquement en DOTNET par une application peu fiable de type Google Translate. Un contrat pour une firme externe.
Le consultant engagé pour l’analyse de ce projet déclara qu’il était mieux de ne pas passer au DOTNET de cette façon, même si sa firme en profiterait monétairement. Nous, les employés internes, avions informé nos supérieurs en leur disant que le code, converti automatiquement, allait devenir un monstre instable et non sécuritaire, qu’il allait être difficile de l’entretenir, que les performances allaient être mauvaises et que le rêve du client allait devenir un cauchemar.
Lors d’une formation, lorsqu’un professeur spécialiste fut mis au courant du projet, il nous informa qu’il y avait deux issus à un tel projet, car il en avait vu d’autres : soit on finit par tout abandonner car ça cause des troubles immenses, soit tout le monde s’en va parce que l’application devient impossible à entretenir. Des conversions automatiques faites par des personnes qui ne connaissent pas le code, ça ne fonctionne pas. C’était l’avis des spécialistes.
Convertir automatiquement le code allait être plus coûteux, moins stable, moins sécuritaire et plus difficile à entretenir. Tout le monde était du même avis. Et pourtant…
Le projet, avec tous ces avertissements, allait aller de l’avant de la façon que les patrons l’avaient décidé. Après tout, à quoi bon écouter l’expertise que l’on paie quand on est le big boss et que l’on décide tout. Le politique peut se passer de logique!
C’est ce fameux jour d’été que tout bascula…
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